Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 15:08
Terre des Dieux, 1ère Femme, 3e Scratch, 180 km et 12000 m en 47h09min
Terre Des Dieux....Le parcours mythique du GR20... Cet ultra restera dans mon coeur et mon esprit... Alors quelques mots :
- D abord oui je suis fière de cette 3e place au scratch même si je sais bien que les conditions étaient favorables (nombre de participants, chaleur, abandons....)
- J ai été très touchée et impressionnée par la gentillesse et l accueil de l organisation et des bénévoles
- Sans surprise j ai adoré le parcours, surtout le technique sauf qu au global c est un poil long 🙄
-L eau des sources est un régal pour qui sait les voir...
- J ai loupé le balisage en début de 1ere nuit avec 3 autres coureurs...on perd quelques minutes et on se recale... Je finis la nuit avec Benoît, merci Benoît pour ta compagnie !
- côté alimentation j ai eu beaucoup de mal à manger... rien qui me tentait sur les ravitos et pas d assistance...
- dans la descente vers Vizzanova, je connaissais l existence d une buvette vers la cascade des anglais.... je rêve de glaces... je regarde la montre, je vise 18h pour me payer cette glace avant la fermeture... 18h15 et je n y suis toujours pas.... j entends le drone sans doute à ma recherche.... je descends en me cachant dans la forêt: je ne peux décemment pas m arrêter manger ma glace sous l oeil de la caméra alors que je suis en course et en 3e position ? J arrive, zut la buvette est fermée 🤣
- ravitos de Campanelle, on me demande ce que je veux manger, je lorgne sur les raisins secs et les tucs.... Heu, rien .... on insiste... malgré moi je lâche "un yaourt "...et la miracle débarquent 2 yaourts, puis dingue on me propose un tiramisu !!!!! Ça ça passe sans pb! De quoi tenir au moins 30km !
- Du coup à Mataze ils ont voulu faire plus fort qu à Campanelle : 2 glaces !
Bref la fin c était royal.... mais loongue la section pour Bavella.
- À Bavella j ai regardé ton Rocher, Sophie, mais je ne me suis pas arrêtée... j avais une course à terminer... J ai déjà tellement pleuré pour toi...
- L arrivée, délivrance, joie et nostalgie....


 

 
Terre des Dieux, 1ère Femme, 3e Scratch, 180 km et 12000 m en 47h09min
Terre des Dieux, 1ère Femme, 3e Scratch, 180 km et 12000 m en 47h09min
Partager cet article
Repost0
1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 14:48
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex

Quelle satisfaction que cette belle victoire sans équivoque (près de 12 heures d'avance sur nos poursuivants), sur ce raid aventure qui me correspond le plus... Avec l'équipe de choc Seb Raichon, Matthieu Bajard et Jean-Noël Pomeon, la course presque parfaite, la course qui donne envie et encore envie.

Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex
Raid in France Savoie Mont-Blanc : Victoire avec l'équipe 400 Team Naturex

Le compte-rendu de SEB :

Raid in France 2022, pays du Mont Blanc, le récit de la course!
3 ans et demi d’attente depuis le fantastique championnat du monde 2018 sur l’île de la Réunion. Nous présentons 2 équipes 400team Naturex dont la mienne en compagnie de Sandrine Matthieu et Jino Poméon, le ptit dernier de la bande.
Après 24h d’intense préparation à Bourg ST Maurice, nous voici dans le gymnase à 1h du départ du prologue co-packraft. Nous décidons de gonfler les bateaux en amont du départ. Faut croire qu’on nous fait confiance sur ce coup, car tout le monde se met à faire de même 😊
Prologue : Co-Packraft
Départ dans les rues de Bourg original avec toutes nos embarcations sur la tête ou dans les mains. Plusieurs balises à prendre en ordre libre, soit à pied, soit en nageant, soit en packraft. Ca part dans tout les sens signe que le traceur a réussi son coup. C’est très fun et festif. On sort en tête ex aequo avec les Panthers au moment d’embarquer sur l’Isère.
Section 1 : Packraft 23kms
Cette section nous trotte dans la tête depuis 2 mois. Nous avons décidé d’utiliser des packrafts Mekong avec pontet et jupes. Le débit a été régulé autour des 12m3 et au bout de quelques minutes, je dis à Matthieu que c’est finalement tranquille comme descente ! Et puis on arrive sur les rapides d’Aime, devant une rivière démontée, un défilé de vagues plus hautes les unes que les autres…. Sandrine et Jino se renversent d’entrée de jeu, on passe à côté sans pouvoir les aider en l’absence de contre-courant. Je me retourne pour observer, Jino tient le bateau, Sandrine est devant seule, elle qui n’aime pas l’eau et l’apnée… On s’arrête enfin dans un contre côté droit, Sandrine au bout de longues minutes de lutte arrive au prix d’un dernier effort à accrocher un rocher sur le bord. Elle est sauvée non sans une énorme frayeur. Sur la rivière c’est le chaos, on voit passer des bateaux à l’envers, des sacs, des pagaies, des raideurs sans bateaux ou accroché à ceux-ci dans l’eau… L’organisation réagit et fait sortir tout le monde avant les rapides d’Aime. Notre Sandrine (#MEILLEURE RAIDEUSE DU MONDE) après 3mn de récupération se remet en mode course et on repart avec une pagaie en moins perdu dans l’histoire. La suite se passe mieux, on s’arrête 2 fois pour vider tout de même car vu les rapides, on n’est pas complètement étanche. Cette descente est magnifique et engagée, quel plaisir de naviguer dans de telles conditions dans des rapides classe 3 4. RaidinFrance dans toute sa splendeur.
Section 2 : VTT 63kms 3700+
C’est l’effervescence à la transition, beaucoup d’équipe s’agitent en même temps. On range, on prépare les vélos, on trace. On repart dans le top 5 en compagnie de nos amis Lozériens. Il fait chaud pour monter à Notre Dame du Pré. J’imprime un bon rythme et on récupère rapidement les équipes devant nous. L’orientation est plutôt complexe et on joue au chat et à la souris avec Lozere et les Panther jusqu’à la tombée de la nuit. Ma vue baissante ne me permet pas d’être fluide sur mon orientation de nuit à vtt. Je laisse la carte à Jino qui va assurer la suite. Très rapidement je le sens serein et confiant. Il fait les bons choix, confirmés par Matthieu. Nous passons en tête et prenons un peu d’avance. Par contre la longue montée vers les Arc 2000 lui déclenche de nombreuses douleurs aux jambes sans doute liées à un problème de réglage sur son nouveau cadre reçu une semaine avant…. Je le soulage à la laisse, puis Matthieu prend le relais. Personne nous reprend, c’est bon signe. Jino fait un festival ensuite dans la descente dans le labyrinthe de pistes et sentiers. Je le rassure en lui disant que ses choix d’orientation nous font gagner un max de temps en comparaison de ses problèmes.
Cette section est un immense défi physique qui va mettre à mal de nombreuses équipes. On la termine en fin de nuit. Transition rapide et sieste de 30mn sur les 8h imposées.
Section 3 : Trek-haute montagne 53kms 4000+
Nous partons du refuge du Ruttor avec des sacs bien chargés (chaussures HM, crampons, piolet, cordes, baudriers etc), 3 équipes ( Lozere, Raidaventure,Estoniens) sont à la transition. 1 petite heure d’avance pour nous, on est satisfait ! On part sur une allure régulière et on trottine dans les descentes. Un peu avant le lac sans fond vers le col du St Bernard, Jino me confie vouloir ralentir. Que neni ! Je prends son sac et lui dit de continuer ainsi en mode light. Cela nous permet de garder le rythme. Sandrine a la corde de 30m dans son sac et je sens que c’est assez pénible pour elle mais elle ne bronche pas comme d’habitude. La longue et magnifique montée vers le col de l’Oulion en pleine chaleur use les corps. Personne quand on se retourne, c’est toujours bon signe. On descend rapidement puis remontons vers le col de la Seigne sous le glacier où ‘on va évoluer. Cette fois c’est vraiment dure pour Jino et je l’accroche à la laisse. On maintient notre allure. Lorsqu’on arrive au pied du glacier, la balise est manquante et les guides absents. On tournicote 30mn sans savoir quoi faire, puis heureusement Denis de l’équipe vidèo présent contacte Pascal le directeur de course, Les guides sont prévenus et viennent à notre rencontre. Ils ne pensaient pas nous voir si tôt… On s’équipe haute montagne en direction de l’Aiguille des Glaciers. Nous sommes encordés et parfois en plus longés à des cordes fixes. C’est extraordinaire d’évoluer entre les crevasses et les séracs. A mi-chemin, sans prévenir, le sol se dérobe sous mes pieds. Je réussis à me retenir par les bras mais le reste de mon corps est en partance pour une belle crevasse. Sandrine a planté le piolet et entouré la corde dessus. Sans m’affoler, je réussis à remonter avec mon piolet ! L’Aventure ce raid… On poursuit cette évolution glaciaire jusqu’à sortir en amont du refuge Robert Blanc. Quelle belle expérience !
Au refuge nous décidons de refaire une sieste et un stop de 30mn. Jino a retrouvé son état normal et nous allons pouvoir poursuivre à un très bon rythme. Entre Robert Blanc et La croix de Bonhomme, nous suivons un vieux sentier chaotique dans la roche et les névés, c’est très intéressant. La carte est difficile à interpréter car elle masque les grands reliefs… A la tombée de la nuit, nous sommes sur une crête sublime avec un vent très fort. Nous trouvons le refuge du Bonhomme rapidement et le gardien nous accueille avec chaleur. Croziflette, tarte, boissons, couvertures pour bien dormir 2H.
A notre réveil, Raidaventures.fr est là. Nous avons sans doute autour de 2h d’avance. Nous repartons à minuit dans la nuit de dimanche à Lundi requinqués sur l’incroyable arrête des Gittes. Nous avançons à un bon rythme jusqu’à la spectaculaire via ferrata du Rocher du Vent. De nuit nous apprécions la section avec une sortie dans un beau tunnel. Redescente express au refuge du plan de Lai pour la fin de cette section d’anthologie !!!
Section 4 : VTT 49kms 1700+
Après une transition plutôt lente, nous repartons sur nos montures dans une section annoncée avec portage. Tout d’abord au-dessus du lac Cormet de Roseland, nous nous dirigeons au lever du jour en direction du col du coin en passant sous la magnifique Pierra Menta. Le premier petit portage me réveille car j’avais tendance à sombrer en cette heure matinale. Jino et Matthieu sont toujours au top coté orientation à vtt. On arrive au lac de St Guérin après avoir échoué sur notre première option d’itinéraire (20mn perdu). Et là nous voilà devant un portage de 400m de d+. Et il passe comme une lettre à la poste… Nous voilà les 4 en forme olympique au meilleur moment sur une section qui peut faire mal. Car la suite est difficile, un long sentier à flanc technique avec obstacles que nous allons réaliser la plupart du temps à pied ou le vtt sur le dos. On est régulier et rapide dans ce Beaufortain magnifique. La descente vers Albertville est décevante car en majorité sur une piste large très raide. Malgré tout nous sentons avoir fait sous le beau temps contrairement à nos poursuivants une très bonne section.
Section 5 : Packraft 11km
Petite récréation tranquille sur un bout de l’Isère moins fun qu’au départ. On en profite pour bien s’alimenter lors du retour au parc à pied.
Section 6 : Trek 54km 4000+, lundi 16h environ
Changement de parcours avec suppression de 2 balises dans le haut des Bauges qui auraient été sublimes. AH mon Dieu, Coté organisation, on doit être fou de ces interdictions. Bonne transition, mais on fait un petit demi-tour gratuit de 10mn pour vérifier une nouvelle route interdite. On débute à une très bonne allure, on court dès que possible, on fait des choix simples d’orientation. Le sommeil nous assaille à tour de rôle mais on s’accroche. Je suis bien dans la carte et les postes s’enchainent sans trop de difficultés y compris la B25. Le poste à poste 25 26 est tendu, on décide de faire le tour par le nord non loin d’Annecy. Un chien proche du village de Chevaline se décide à nous accompagner, nous voilà 5 pour 25km ! L’attaque de B26 est complexe. Je suis un peu seul car mes équipiers dorment debout. Le sentier est carté sur le torrent or il est dans la réalité décalé à l’est. La définition indique bord sentier altitude 1020m. Je pense avoir trouvé le sentier mais je trouve qu’on montre trop, 1020, 1040, 1080, toujours rien, j’insiste car ça ne peut être que là, à mon altitude 1100, je vois enfin la balise ! Je hurle de joie, nous venons de trouver la classique balise piège du RIF…. D’autres équipes vont perdre de 1 à 8h sur ce poste… Mes équipiers sont à peine réveillés dans ce vallon en forêt sombre quand soudain nous percevons de la musique, puis nous distinguons l’air de « bella ciao ». Jino se réveille et reconnait un arrangement de cette chanson travaillé avec ses potes des Ligéraid… Il exulte, il est persuadé que ses amis sont quelque part en train de jouer de la musique pour nous. La musique remplit la forêt et la vallée, c’est magique. Nos poils se dressent, nous pleurons d’émotion. Nous retrouvons Alois et ses acolytes sur la crête juste avant le CP10 vers 1h du matin, Ils jouent depuis 2h30 pour nous en espérant qu’on passe par là… C’est beau l’amitié !
Nous décidons de dormir 2H30 au CP, la pluie s’invite mais nous décidons de rester calfeutrés dans nos bivy-bag sous les arbres.
Nous repartons avec notre chien pour une longue descente vers le canyon. Il nous aide même à trouver un sentier masqué par la végétation de printemps. Décidément toutes les étoiles sont alignées pour nous sur ce raid… Nous atteignons la transition mardi matin peu après le lever du jour. On laisse notre chien aux bénévoles et on repart dans la crainte d’avoir froid dans la section canyon.
Section 7 : Canyon Spéléo
Ce petit canyon est extraordinaire. Etroit et spectaculaire, on enchaine rappels, évolution en opposition dans la faille, sauts et nages. On n’a pas chaud mais ça passe… Ensuite nous rejoignons le Chéran pour une marche nage aquatique jusqu’à la grotte pour une évolution rapide en mode spéléo. Nous remontons enfin droit dans la pente pour rejoindre nos vtt. Section ludique et fun de transition que l’on apprécie.
Section 8 : VTT 31km 1000+
On part en pleine chaleur avec la certitude d’avoir un bon matelas d’avance tellement notre rythme est bon depuis 36h. Jino et Matthieu poursuivent leur récital en orientation parfois conseillés par Sandrine qui connait bien le coin. Une superbe descente finale en lacet nous amène au Chaos du Chéran. On rejoint la transition au plus vite.
Section 9 : Trek aquatique 12km
En lieu et place d’une descente en packraft du Chéran, le manque d’eau nous oblige à le faire en rando aquatique. Nous sommes en fin d’après midi ce mardi et la lumière est parfaite. Le paysage est sublime. Nous marchons sur un sentier, puis sur le bord, nous nageons aussi parfois sans combinaisons. 2H45 de pur bonheur dans cette rivière canyon à la végétation luxuriante par endroit et aux couleurs chatoyantes. On est les plus heureux du monde.
Section 9 suite : VTT liaison 20km 400+
L’organisation nous laisse 3h pour cette liaison neutralisée en raison de la présence de nombreuses routes. Du coup on prend le temps de s’alimenter puis on roule à une bonne allure. Dans le centre de Rumilly, je décide de faire une sieste de 10 secondes sur mon porte carte debout pendant que Jino regarde la carte… Quand je me réveille ils ont disparu… oups… 2mn plus tard je vois Matthieu revenir à ma rencontre ! Ouf, je ne savais pas trop par où ils étaient partis ! Nous arrivons à la transition 1h avant les 3h ce qui nous laisse un petit somme de plus.
Section 10 : VTT 20km 700+
On repart au taquet. On grimpe des montées sèches sur le vtt comme si on faisait une sortie à la demi-journée. Jino est toujours impérial à la carte, pas 1m d’erreur. On rejoint les bords du Rhone peu après minuit ce mercredi. On prend nos 2 dernières heures de sommeil.
Section 11 : Packraft Kayak 45km
Descente agréable du Rhône en fin de nuit. Je teste ma petite enceinte, c’est sympa de pagayer de nuit sous des airs de Reggae ou de musique electro…
A Chanaz, nous changeons d’embarcations pour passer sur des kayaks. Nous empruntons le joli canal qui relie le Rhône au lac du Bourget.
Nous chantons avec Jino, les caméras nous suivent. « La Bohème » fera le tour de la planète sur FB. Il nous reste nous à faire le tour du lac en trouvant 3 balises ! Nous faisons avec Matthieu une petite sieste à tour de rôle. Denis et les enfants de Sandrine sont à l’avant dernier CP. C’est l‘euphorie. Cette fois, plus rien ne peut nous arriver ! On termine même à fond. Il y a du monde à l’arrivée. Nous franchissons la ligne peu avant midi ce Mercredi après 92h d’une course quasi parfaite. Le bonheur est immense. 400team remporte pour la 4ème fois Raid in France (record), Matthieu et Jino remporte leur 1ère coupe du monde… Que demander de plus. L’autre équipe longtemps à la bagarre pour le podium finira le jeudi à une excellente 5ème place.
Un immense merci à Pascal Bahuaud et son équipe. Raid in France est magique, longue vie à Raid in France!
Partager cet article
Repost0
24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 04:28
Trail de Dieulefit - 3e Femme

37 kms et 2000m de D+.... 2 semaines après le Lesotho, je m'inquiète de ma capacité à courir un trail à une allure décente.... Bon en même temps c'est bien pour m'y remettre que je me suis inscrite à ce trail! La veille de course c'est le déluge et je n'en mène pas large; j'écoute la pluie tomber toute la nuit serrée entre mes 2 petits dans notre trafic et je me demande pourquoi je ne suis pas rentrée à la maison tranquille.... Mais voilà, au départ la pluie s'est arrêtée. Alors certes, les 5 premiers km très roulants sont trop rapides pour moi et même la 1ère montée ne passe pas très bien, mais on ne peut pas s'inventer une vitesse qu'on n'a jamais eue.... J'essaie de profiter du parcours vraiment superbe, sur ces mono traces parfaites. Allez, des montées et descentes raides arrivent et je ne me sens pas trop mal... Encore du roulant sur la fin et c'est l'arrivée, en 4h48. 

Beau parcours, orga sympa comme tout, et un beau terrain de jeu à exploiter...

Trail de Dieulefit - 3e Femme
Partager cet article
Repost0
2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 04:11
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e

Pour ce raid magnifique dans le "Kingdom in the sky", l'équipe est inédite : avec Seb et moi, ce sont Matthieu et Quentin Bajard qui s'alignent au départ. Des paysages sublimes, un parcours très bien dosé, jamais lassant (sauf peut-être sur le VTT?), et une très bonne entente dans l'équipe. Un Seb flamboyant à l'orientation, dommage une section kayak catastrophique, de nuit, avec un niveau d'eau qui a monté et qui rend caduque la carte.... On se perd, les Bajard s'endorment, et les Estoniens s'envolent pour la victoire...

Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e

Et voici le traditionnel compte-rendu de notre cap'tain Seb :

Expédition africa Lesotho 2022, l'histoire vu de l'intérieur pour les amateurs de récits...
Après 2 ans d’attente, nous voici enfin sur la ligne de départ dans ce petit pays enclavé en Afrique du Sud. Pays en altitude surnommé le royaume du ciel. Après Adrien l’an passé, c’est au tour de Quentin et Matthieu Bajard d’intégrer l’équipe aux côtés des expérimentés Sandrine et Seb.
C’est dans le village de Semonkong en la présence de la reine que nous débutons ce raid par une petite co accompagné d’un âne ! En effet c’est ici le moyen de transport traditionnel, peu ont une voiture… Nous surnommons notre ânesse Béatrice en l’honneur de la fidèle, téméraire et généreuse reportrice d’endorphinmag une fois de plus présente ici pour couvrir l’évènement.
Le départ est donnée à 12h15 et les 38 équipes doivent fixer à l’aide d’une corde deux caisses de bière ! Chacun son rôle, j’oriente, Quentin tient l’ânesse, Sandrine maintient les caisses et Matthieu donne des coups de bâton ! On se débrouille pas trop mal et terminons ces 4kms en 29’.
Section 1 Trek canyon 78km
On attaque fort dès le début pour doubler la dizaine d’équipe devant nous suite au prologue. Ainsi on entre dans le fabuleux canyon de la célèbre cascade Maletsunyane en tête. L’évolution est ultra technique, à flanc au dessus, au bord, dans l’eau, petite escalade… nous nous retrouvons rapidement avec les champions d’Afrique Sud Team Songlines et les jeunes Estoniens Seyklushunt. Ils ne nous quittent pas. La rivière est en crue et chaque traversée est épique. On s’accroche à 4 pour être plus solide et ne pas se faire emporter. Dans un passage délicat, on s’accroche même à 12 dans un grand moment de solidarité. Plus bas Sandrine récupère un Estonien emporté par le courant avec une force sortie de nulle part. Superwoman veille sur tout le monde… Les orages se succèdent mais on n’est plus à une goutte près. On attaque fort, Matthieu me confie qu’il ne pensait pas qu’on allait si vite… peu importe nos deux jeunes suivent ! Après le CP5, nous sortons du canyon pour encore 35kms environ bien délicat en orientation. Suite à une petite erreur mais on se recale vite, les vices champions du monde Estoniens ACE la sportiva reviennent sur nous. Nous sommes à 4 équipes maintenant dans la nuit noire sans lune. Nous traversons les premiers villages, habitat sommaire, petites cases avec toits de chaume. Pas d’électricité, un point d’eau potable… Les Sudaf et jeunes Estoniens font l’élastique. Nous finissons par faire un choix différent avec ACE pour mieux se retrouver 1h après ! Après plus de 15h de course, nous terminons cette section Aventure.
Section 2 vtt 236km
Heureusement que le Lesotho est un petit pays sinon l’organisateur nous aurait proposé 400km !
Après une transition correcte où l’on a du tracer les cartes, nous partons dans cette fin de nuit en chasse des Estoniens. Très vite on s’aperçoit que la route va être longue…Certaines pistes boueuses menacent la mécanique de nos vélos et nous ralentissent fortement. Nous sommes plus rapides et doublons nos adversaires au lever du jour au milieu de paysages sublimes. On attaque et les semons mais l’attente du ferry local, une barque, pour traverser une grosse rivière nous fait perdre 15mn précieuses. Dans la journée, nous ralentissons un peu et nos amis du nord reviennent. On ne va quasiment plus se quitter lors des 100kms suivants. Cette section est un défi physique immense. Nous enchaînons les montées sèches à pied en poussant et les descentes à fond en évitant les ornières et la boue. C’est monotone et il faut faire preuve de mental ! La nuit tombe dans de belles montagnes et le sommeil nous gagne petit à petit, notre allure diminue… Nous décidons de laisser les Estoniens et de dormir 2h à la belle étoile dans notre bivy bag. Sandrine nous réveille au bout d’une heure trente, elle est frigorifiée. Les deux frères dorment comme des bébés et Matthieu à un réveil difficile, « quoi, on est où, on fait quoi ? Matthieu on est au Lesotho en raid… » les yeux dans le vague il finit par sortir du brouillard. On repart à un meilleur rythme mais c’est encore long, certaines pistes type tôle ondulée sont très cassantes et on y laisse une partie de notre peau des fesses. A 7h du matin, nous croisons les enfants qui marchent parfois plusieurs kms vers leur école dans une même tenue. Vers 9h du matin, après avoir perdu 10mn bêtement dans la petite ville pour trouver la transition et au bout de 28h, nous en terminons enfin. Tout le monde est heureux de nous voir car notre tracker en panne laissait planer le doute sur notre position. Les Estoniens dorment encore. On est motivé et on repart assez vite pour le trek montagne dont l’orientation est annoncée délicate.
Section 3 Trek montagne 54km
Le moral au beau fixe, nous partons sous le soleil chaud, Matthieu est inquiet de prendre un coup de chaud mais il sera rapidement rassuré grâce au vent frais. Le début est assez simple, on va moins vite que lors du premier trek mais on est régulier. Apres quelques traversées de village, on part dans la pampa. Plus de sentier marqué, une carte blanche avec juste le relief pour se repérer. Les paysages sont somptueux. Juste quelques rapaces et perdrix, un no man’s Land immense. De jour c’est du régal d’orienteur. On pointe le dernier CP à la tombée de la nuit. J’oublie mon bâton au CP ce qui me vaut un petit aller retour mal venu… On entame la longue descente en espérant que les Estoniens soient 1h ou 2 derrière dans le noir pour en terminer. Hélas non, on aperçoit les frontales… Le mano a mano continue. On hésite sur la stratégie, dormir ou ne pas dormir avant le kayak… On décide de dormir 1h. On mange à la transition quand ils arrivent, on voit de suite qu’ils vont enchaîner. Ils sont efficaces et organisés, on prend plus notre temps le moral en berne car on pensait avoir fait la différence… On se couche dans le camion d’assistance et on dort dans la seconde. Matthieu a encore un réveil difficile !
Section 4 kayak 50km
Vers 22h on embarque, les frangins ensemble. On a une carte photo aérienne et très vite on y comprend rien. On devrait être dans des méandres Nord Sud et on ne fait que de l’Est. Du coup impossible de se caler sur la carte dans la nuit noire. On décide de changer nos duos car Quentin dort éveillé… Avec Sandrine, chacun notre Bajard, on navigue de concert. Hélas on rate une bifurcation et on se retrouve bloqué au barrage. Demi tour 1h de perdu ! Matthieu rejoint son frère dans la somnolence, Sandrine récupère la carte. Je dors à moitié… On se retrouve dans un cul de sac, des oiseaux surpris nous attaquent, Sandrine s’en prend un dans le gilet de sauvetage, plus de peur que de mal. On visitera encore 2 bras morts avant le lever du jour. On avance pas. Les premières lueurs nous permettent de mieux finir mais que de temps perdu… il nous faudra à l’avenir une frontale ultra puissante, un bon compas et de la musique pour ce genre de section. Et ouf on a enfin trouvé un point faible aux frangins! Ils ont une marge de progression… Je comprends enfin qu’avec le niveau d’eau élevé, la carte est fausse depuis le début ! Apres plus de 11h on arrive enfin et on plaisante avec l’organisation de cette section destructrice ! Les Estoniens n’ont de nouveau pas dormi et ils sont loin devant. On s’en doutait.
Section 5 Trek 57km
Afin d’éviter un long détour, Matthieu accepte de nager 300m dans l’eau froide. On traverse en kayak, il ramène les 2 kayaks puis il revient. Il impressionne l’organisation par sa nage fluide. On attaque cette dernière section sous le soleil dans un bon rythme. On court dès qu’on peut et on décide de traverser une nouvelle rivière pour éviter du dénivelé. Quentin n’a pas très envie, ses douleurs aux pieds s’accentuent et il a hâte d’arriver. On alterne sentiers, pistes et traversées de rivières. Et enfin nous attaquons une longue remontée de vallée au moment de la sortie de l’école. Une horde d’enfants nous accompagne. Ils nous posent mille questions. Moment inoubliable. Ils ont tous les cheveux rasés y compris les filles. La même tenue. Quelques enfants vont marcher plus de 6kms avec nous pour rejoindre leur maison. La 4eme nuit vient de tomber. On voulait arriver tôt, c’est mal engagé. On attaque le denier canyon qu’on doit longer mais il tournicote sans cesse. Quentin doit soigner ses pieds et on s’arrête pour la première fois hors transition !!! On repart. On décide de sortir du canyon sur 600m de dénivelé pour longer ensuite la ligne de crête. Le risque est d’être bloqué par des falaises. On slalome en essayant de garder le bon cap, j’ai confiance, des trous de souris parfois nous suffisent. On se dit bien qu’on ne franchit pas des obstacles qu’on ne pourrait redescendre… Ca passe ! Nous voilà sur la crête. Le sol est gelé, nouvelle nuit noire, on a presque plus de batterie dans nos frontales… Je sens mes amis inquiets. Un azimut de 8 kms environ se présente devant nous… Plus personne n’a sommeil, de temps en temps je tente de les rassurer, « je suis sur de moi, on suit le bon cap, on entend la rivière à droite, je surveille l’altimètre… » mais le temps est infiniment long… Je suis impatient de tomber sur les sentiers de vtt balisés, je scrute à droite à gauche avec le peu de lumière qu’il me reste. Et enfin un peu avant 1h du matin, on tombe sur un sentier. Je me retourne et les prend dans mes bras. L’émotion est à son comble… Peu après nous découvrons les lumières de l’arrivée. Nous franchissons la ligne après 84H d’une course qui sera mémorable. Une course aventure avec un grand A ou chaque section fut un véritable challenge à relever. Un raid engagé, technique, physique dans un pays somptueux à l’accueil incroyable. De nombreuses équipes ont dormi chez l’habitant au milieu de la nuit accueilli comme des rois…
C’est quand on a rien qu’on est le plus généreux… A méditer !
Mon équipe a été très performante, soudée, Sandrine égale à elle-même indestructible et pouvant aller parfois plus vite. Matthieu, très bon orienteur, rapide malgré le kilo de beaufort dans son sac. toujours calme et posé, Quentin, très rapide solide gagneur toujours dans le soucis de l’efficacité.
Nos amis Estoniens étaient dans un moment de gloire, pas d’erreur, pas de pénalité pour une fois, 1h10 de sommeil seulement… Il méritent leur première victoire.
Merci Stephan, Heidi et tout le staff pour cette ’AMAZING’ organisation. Vous proposez du grand raid aventure.
On va pouvoir maintenant se préparer pour un grand, un immense Raid in France …
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Raid ARWS au Lesotho... Team 400 Team Naturex 2e
Partager cet article
Repost0
21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 05:14
Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12

Très contente de cette course qui me tient tant à coeur : le plateau est très relevé cette année, et comme toujours sur une course, rien n'est acquis... Il a fallu jouer avec les cailloux de Belledonne pour se positionner dans le duo de tête à partir du Habert d'Aiguebelle...  

Daphné Nadoulek me rejoint au Pleynet pour faire mon pacer... Et j'apprécie de l'avoir avec moi pour la nuit!

Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12
Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12
Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12
Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12
Echappée Belle, 2e Féminine , 19e scratch en 33h12
Partager cet article
Repost0
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 19:21
Trail EDF Cenis Tour, 1ère Femme

2 semaines après un UT4M difficile, je n avais pas trop envie de me faire mal, alors côté brouillard c était pareil voire pire, mais sinon côté course c était plus cool (2 fois moins long donc pas comparable ).... Allez les 10 derniers kms étaient un peu pénibles, mais sinon ça allait !

 

82 kms et 4800m de D+ en 12h44

classement scratch : 16e

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 18:24

Petit message de Paul qui passe dans le coin : il me propose d'aller au Taillefer... Sauf que moi, je suis complètement crevée par l'UT4M qui s'est achevé 3 jours auparavant! Mais bon, finalement ça passe, ça passe bien même dans un cadre aussi grandiose.

Nous partons donc de la Morte, par Prévourey, puis le lac de Brouffier. Au lac, nous prenons à droite le sentier non balisé du Pas de la Vache qui rejoint la croupe. Puis toute la croupe, et enfin le sommet.

Du sommet du Taillefer, la vue plonge sur la Pyramide. J'explique à Paul que je n'y suis jamais allée, pas de sentier sur la carte, mais d'itinéraire décrit dans les topos ou internet... Il me propose d'y aller, bingo, magnifique et sans difficulté, une sente cairnée descend du sommet du Taillefer et rejoint un collet. De là à vue dans la pierraille jusqu'au sommet. De retour au collet on descend la combe à droite (sente cairnée). Attention aux névés tardifs, nous sommes passés moyennant une petite traversée.... La sente rejoint plus tard le sentier classique qui rejoint le lac Fourchu. Petit tour du lac, puis descente par le GR à Poursollet puis jusqu'à la stèle. Petite remontée en direction de la crête de Brouffier. A l'intersection , descente à droite jusqu'à Louvet. A droite à la fontaine, puis GR, puis descente toujours à gauche jusqu'à la Cascade.

Le Taillefer (2857m) et la Pyramide (2839m)
Le Taillefer (2857m) et la Pyramide (2839m)
Le Taillefer (2857m) et la Pyramide (2839m)
Le Taillefer (2857m) et la Pyramide (2839m)

Timing : 5h

D+ : 2100

Distance :26 kms

Carte : 3336OT La Mure

Massif : Taillefer

Qui? : avec Paul G.

Cote d'amour :  ♥♥♥♥♥

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 18:44
UT4M Xtrem, 172 kms 11500m D+, 3e Femme
UT4M Xtrem, 172 kms 11500m D+, 3e Femme

Ouf, terminé, course difficile pour moi.... Démarrage avec de très bonnes sensations (la bonne surprise après 1 mois où je cherche en vain à retrouver de la performance, suite au raid ARWS en Suède )... et puis dans le secteur Taillefer tout devient plus compliqué... Comme tout le monde sans doute je me retrouve seule la nuit dans un épais brouillard et je rame pour accéder au Pas de Vache.... J essaie de garder le moral, de me fixer sur l objectif de l arrivée et d oublier le classement... mes enfants sont venus m encourager à l Arselle, c est la bonne surprise... je galère encore jusqu'à la Croix de Chamrousse... Et puis je reprends de l énergie, Belledonne, mes cailloux à moi, ça fait du bien... Allez dernier secteur Chartreuse, j y vais tranquille (relativement ), la course est pliée, devant c est trop loin pour me faire mal.... Quelques spasmes d estomac dans la descente de la Bastille et c est la délivrance...

 

Je finis 3e Femme (1ère Vétéran), et 15e au classement hommes/femmes.

Partager cet article
Repost0
5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 04:42
ARWS en Suède

Reprise (enfin) de la compét et du raid aventure. Après les annulations du RIF et de la Colombie, on se décide à partir pour la Suède.... 4e, un résultat décevant sur le papier, mais le tracé plat et très technique en orientation ne nous permettait pas de rivaliser avec les Estoniens et les Suédois.... et les 185 km de kayak ne nous ont laissé aucun espoir ...🤣... quelques semaines d entraînement ne peuvent pas nous mettre au niveau... Mais c était une chouette aventure : des îles magnifiques, des couchers de soleil romantiques qui durent des heures avec 3 gaillards costauds🤩, des lichens et de la mousse pour s allonger (2 fois 1h, de préférence sur un sol bien dur 😉) et des marais dans lesquels il est délicieux de plonger, encore accrochée au VTT 🤮...

ARWS en Suède
ARWS en Suède
ARWS en Suède
ARWS en Suède
ARWS en Suède

Compte-Rendu de Seb Raichon :

 

Pour les amateurs, voici un compte rendu assez détaillé de notre aventure suédoise:
Après les projets avortés Lesotho, Colombie et Raid in France de cette première partie de l’année qui nécessitaient une préparation plutôt montagne comme on les aime, nous avons finalement participé à cette manche du circuit ARWS en Suède organisée de main de maitre par l’équipe de Staffan Bjorklund ( Nordic Islands adventure race). A un mois du départ, changement d’entrainement, terminé le dénivelé. A fond vélo de route, course sur le plat et kayak à gogo… C’est pas parce qu’on est numéro 1 mondial qu’il faut éviter les remises en question 😊
Un des objectifs de l’année pour notre équipe est d’intégrer des jeunes dans notre team afin de transmettre petit à petit notre savoir faire et de les lancer dans le grand bain entourés et rassurés. Avant les frères Bajard sur Sudraid, c’est Adrien Grataloup, 21 ans qui passe lui aussi du projet Colombien montagneux au grand plat suédois. Qu’à cela ne tienne, il est chaud et partant pour relever le défi.
Après un vol et une préparation sur place sans soucis pour une fois, nous voici enfin sur la ligne de départ d’un grand raid ARWS. Peu d’équipe sur la ligne mais du beau monde avec les Estoniens et les Suédois Orbital (ex Silva, 2ème devant nous aux derniers mondiaux 2018) et Safat (triple vainqueur de l’épreuve).
Jour 1 samedi 11h: 24H à fond
Départ dans Stockholm en même temps que le raid format 24H. 4 petites co urbaines à thème en papillon. Sur la 1ère, nous portons un bidon de 20 litres pour soutenir l’association Wateraid. Romu et Adrien nos hommes forts se partagent le boulot, Cela nous permet de nous échauffer en douceur, enfin pas vraiment car Sandrine se fait une élongation à l’ischio dès les premières foulées… Une autre co plus classique puis une autre avec une descente en rappel d’un immeuble et une dernière dans un grand parking. Incroyable mais vrai, nous terminons en même temps ou presque que les 3 autres équipes favorites après plus d’1h de course alors qu’on ne les a pas fait dans le même ordre. Du coup après une transition express, nous partons pour une liaison de 4km à vtt pour quitter la ville et rejoindre les forêts. Nous débutons donc à 16 la 1ère vraie co suédoise du raid de 12km. La carte IOF est sur un cube à 6 faces, déjà que la carte et le tracé sont complexes, à chaque changement de face, le nord change et la liaison n’est pas évidente ! Sandrine avec sa blessure peine à suivre. On se rend compte très vite que nos adversaires ont des orienteurs de haut niveau dans leur team et qu’ils courent très vite… On termine malgré tout proche d’eux cette première belle section nature sous un grand soleil et une température très élevée pour le pays !
Nous enchainons ensuite par un grand vtt’o de 5Okm sur des cartes très précises à l’échelle 20000. On fait un excellent départ et suite à des bons choix et un bon rythme, on rattrape au bout d’1 petite heure les équipes devant nous et c’est donc de nouveau de concert à 4 équipes que nous poursuivons ce beau vtt technique par moment. Parfois nous faisons des choix différents qui s’avèrent identiques en temps. Et puis à mi-chemin les ennuis commencent, le dérailleur de Sandrine dysfonctionne et Romu prend 5 mn pour le remettre en état, de nouveau en chasse, on se fait bloquer par un passage à niveau, puis sur un sentier bien technique, mon pneu se coupe sur le côté et le produit anti-crevaison ne colmate pas. Après plusieurs essais, on bricole un pansement avec du scotch et cela tient mais on n’est plus dans la course et une erreur d’approche d’une balise nous ajoute 15mn de plus de retard. On ne reverra plus nos 3 équipes Suédoises et Estoniennes, Snif !
De retour en ville, nous embarquons non sans mal pour notre première section kayak de mer. 33km pour débuter. Adrien perd ses lunettes et nous perdons nos bras également lors de 2 portages bien pénibles au début car les bateaux sont bien lourds. Lourds mais rapides malgré tout. Nos deux embarcations ne vont pas à la même vitesse et on se longe avec un élastique. On sort de la ville et entrons dans l’archipel de 27000 iles ! C’est très beau, certaines sont désertes et d’autres abritent de magnifiques petites maisons suédoises colorées. Nous débarquons en fin de soirée sur une grande île pour aller chercher à pied 2 balises dans une sublime nature sauvage constituée de forêt espacée, de roche, de lichens. L’orientation n’est pas évidente mais on retrouve sur le sommet Lars notre sympathique arbitre qui contrôle le matériel obligatoire. Nous avons allumé nos frontales pour la première fois vers 23h mais sur l’eau c’est inutile car la nuit est peu sombre. Après cette petite escapade bien sympa, nous reprenons pour un court instant nos kayaks. Il nous reste alors pour terminer cette première étape de 24h, un trail’o de 37km avec des surprises.
Nous sommes très chargés pour ce petit marathon car nous devons transportés nos pagaies et gilets de sauvetage. Nous arrivons rapidement sur le spot spéléo rappel. La spéléo est un enchaînement d’étroitures complexes où l’on est bien content d’avoir la ligne !!! Puis un petit rappel de 40m sans intérêt majeur pour en sortir. La surprise n’est pas terminée puisqu’on doit ensuite traverser un bras de mer sur un matelas gonflable. Rafraîchissant !
Le jour se lève déjà pour la suite et fin de cette première partie de raid. On retrouve de l’orientation classique raid avec des cartes peu détaillées. On gère bien nos azimuts dans ses forêts très pénétrables, on fait preuve de flair dans l’ensemble et malgré un petit fléchissement physique sur la fin, on boucle ce premier « raid 24h « en 20h environ comme prévu vers 7h du matin. Sauf que nos adversaires principaux sont déjà entre 45mn et 2h devant nous. Oups !
Du coup nous avons droit à un repos gratuit avant la reprise de la course dans l’après-midi.
Jour 2 dimanche: couleurs arc en ciel sur la baltique
L’organisation nous transporte en bateau ultra rapide sur le lieu de départ, c’est fun d’autant que Staffan prend les commandes. Sauts et slalom à 90kmh, la récréation !
Puis c’est le départ en chasse à 14h30 pour les Estoniens en tête, 16h30 pour nous, toujours sous le soleil et une température incroyable. On commence par une co suédoise ultra technique de 24km entrecoupée de liaison beaucoup plus roulante. Du jamais vu en raid ARWS. Toujours chargé de nos pagaies et gilets, on gère plutôt bien mais je sens que notre vitesse de déplacement n’est pas aussi rapide qu’il le faudrait, Romu est très bon sur la lecture des micros reliefs et nous limitons la casse. Nous traversons de nouveau un bras sur des matelas gonflables et terminons à la nuit tombante cette nouvelle section.
Commence alors le terrible enchainement Kayak de mer, petit trek, kayak de mer. Nous recevons l’unique carte de la partie kayak. 4m de long !!!! Nous débutons par une petite partie de 17km seulement. C’est la nuit(4h seulement), sorte de soleil de minuit d’abord, puis pénombre puis des couleurs flamboyantes sur une mer d’huile pour le long lever du jour .Turquoise, rose, violet, la mer baltique est un grand tableau qui nous subjugue. Le spectacle est saisissant au milieu de cette multitude d’ilots. Un des plus beaux que nous ayons vu lors d’un raid. A jamais dans nos mémoires. Adrien commence à chanter et on reprend tous en cœur.
Nous hésitons quelque peu sur une ile à la recherche d’une balise que nous trouvons mais sans boitier. Nous en cherchons une autre pour finalement comprendre que l’orga a posé il y a bien longtemps les balises du kayak à l’abris du vent et avec une lettre à reporter. Nous atteignons ensuite l’ile de Sandhamn pour une petite co costering de 9km très jolie et ressourçante.
Jour 3 lundi : 135km de kayak de mer
C’est le moment d’attaquer le Monster Kayak de 68km. On a bien mangé et on est d’attaque pour ce gros morceau. Toujours seul sur la Baltique, on commence par un long azimut accompagné par un bateau de photographe. On voit au loin sur la droite une équipe mais trop sûr de nous on poursuit dans la même direction, et on s’offre une petite engueulade et une boucle gratuite d’1H avant enfin de se recaler et de trouver la balise. Il faudrait pas non plus qu’Adrien pense qu’un raid est toujours un long fleuve tranquille 😊. Du coup on repart direction sud sud-ouest pour un long cheminement où il est indispensable de garder le contact avec la carte. Le vent se lève et gène un peu notre progression directe. On choisit souvent de s’abriter quitte à allonger un peu la distance. Ce qui a de quoi alimenter nos débats. Adrien est courageux malgré la difficulté de l’effort répétitif. Il teste la sieste flash de 3mn et trouve cela formidable. L’organisation pousse le bouchon jusqu’à choisir des mini ilots au milieu d’autres pour placer les balises cachées à l’abris… Du coup rien n’est facile. On rattrape enfin une équipe mais seulement une équipe qui ne fait pas l’intégralité du parcours. C’est tout de même bien agréable de discuter avec eux vite fait. Le vent est vraiment fort et on se dit que comparé à nos adversaires, on a des conditions bien plus difficiles et l’écart va grandement se creuser. On est plus dans la même course c’est certain ! Tant pis on reste dans notre course et on atteint en début d’après-midi l’ile d’Uto pour un trek de 30km histoire de se changer les idées après quelques 12h de kayak non-stop.
Il fait très chaud et on passe par une petite alimentation faire le plein de boissons et s’offrir une glace. Le tracé de cette section est à 2 visages, une longue ligne droite sur une grosse piste en plein cagnard à faire 2 fois pour rejoindre les extrémités de l’ile où un magnifique sentier technique nous permet d’atteindre les balises, moyennant un ou deux azimuts tout de même. On a chacun nos ptits coups de moins bien mais on rattrape une nouvelle équipe sur le parcours light. On réalise un bon temps dans l’ensemble sur cette section et nous repartons pour de nouveau 65km de kayak entrecoupé de 7km de vélo.
La nuit est tombée, on est peu efficace, on s’endort et on choisit de trouver un lieu pour dormir 2h. On choisit le même endroit que le team Jokab qui a écourté le trek d’avant et qui se retrouve encore devant nous. On pose notre bivy bag dans l’herbe ou sur une planche de surf qui traine là. Au bout d’1h à peine, la pluie se met à tomber et nous oblige à repartir dans le gaz dans nos combinaisons de peintre toujours autant appréciées.
Mais alors on avance à 2kmh, on n’est pas dedans et il va nous falloir une bonne heure et une grande traversée sous escorte pour retrouver nos esprits, quoique… Je multiplie les siestes flashs pour retrouver un semblant d’énergie. La section est bien difficile. On arrive enfin sur l’ile d’Oja pour une petite récréation. Nous devons traverser l’ile en aller-retour sur des vélos de locations type hollandais. C’est très rigolo d’autant qu’on a l’étrange impression que ça descend toujours sur cette île !
Allez plus que 34km de mer, on repart plutôt mieux mais le vent nous gène encore…Adrien est solide et il ne se plaint que rarement et pas longtemps. Quel baptême du feu, à l’avenir les sections kayaks vont lui paraitre faciles. Nous débarquons dans l’après midi à Trosa et laissons définitivement nos kayaks ! Ouf.
Jour 4 mardi : 210km de vtt !
Le ravitaillement de l’organisation est un bon réconfort, on enchaine de suite sur une co ordre libre encore bien difficile où l’on perd pas mal de temps. Avec Romu, on se baigne sans le vouloir dans un marais nauséabond qui laissera des traces odorantes un moment !
Et nous voici enfin à l’attaque de la dernière section vtt de 210km, oui 210km ! Un record en la matière pour nous ou presque. Que ça fait du bien de monter sur notre selle abandonnée depuis si longtemps. Les cartes au 40000 sont supers précises et offre un bonheur d’orientation. Romu gère de nouveau le dérailleur de la miss et on attaque, on enchaine assez vite les postes. Alternance de sentiers très techniques et de pistes roulantes. Les paysages sont beaux et variés. Les heures passent à vive allure. La nuit tombe et le sommeil gagne Sandrine, Adrien lui fait la conversation mais ne peut l’empêcher de s’endormir et de plonger la tête la 1ère dans un marais dont elle ressort indemne et éveillée 😊. Romu ayant perdu la connexion entre son cerveau et son corps, on décide malgré tout de s’offrir une sieste d’1H en ville dans un garage à vélo peu au goût d’Adrien qui découvre les stops dodo dans des lieux secs mais improbables !
Personne n’entend les 2 réveils alors on prolonge un peu quand mon horloge interne se met à sonner. Après une remise en route, on poursuit à bonne allure toujours dans l’alternance des sentiers où l’on pousse parfois et des chemins plus roulants. Tracer un 210km qui ne parait pas monotone, voilà un bel exploit de l’organisation. Vers 8h ce mercredi, le mauvais temps se pointe et on prend beaucoup d’eau sur la tête pour les 3 dernières heures. Une chaine cassée, une nouvelle réparation de mon pneu, on n’aura pas été épargné par les ennuis mécaniques.
Après une très bonne dernière partie très humide où on aura eu parfois de l’eau jusqu’aux cuisses, on franchit la ligne un peu après 11H en 4ème position sans surprise après 96 de course. Nos adversaires sont arrivés durant la nuit, Safat en 1er une nouvelle fois. Fiers de lui, on porte sur nos épaules notre bizuth Adrien. Il aura montré durant ces 4 jours une grande force physique et surtout mentale. Ce petit a tout pour s’épanouir dans les grands raids. Il a tout pour y être très performant à l’avenir. De plus il chante et danse très bien, ce qui nous a permis de gagner haut la main de la soirée dansante de clôture !
Ce raid était extrêmement bien organisé, très bien tracé, difficile, exigeant, intéressant et la météo quasi idyllique nous a permit d’apprécier ce grand archipel. Bon comme prévu, ce terrain de jeu n’était pas le nôtre et la performance a fait défaut mais on pense que cela nous sera bien utile en Ecosse et surtout en Espagne pour les championnats du monde sur un terrain plus montagneux…
Un grand merci à Staffan Bjorklund ainsi qu’à toute son équipe. Aller faire ce raid ! c’est l’assurance d’une découverte magnifique et d’une organisation sans faille.
Partager cet article
Repost0
23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 17:07
GR70 chemin de Stevenson, du Puy-en-Velay à Ales, en autonomie complète

Proposition de Seb (Sébastien Raichon), un peu en l'air sans doute : l'accompagner dans son challenge du GR70 intégral, en mode hivernal... Un peu d'hésitation, et 1 semaine de vacances avec les enfants à  la maison quasi sans sport fait pencher la balance : je viens, un tee-shirt, 3 barres et c'est parti!

Organisation assez simple, train pour le départ, train à l'arrivée, pas de superflus dans le sac mais quand même de quoi tenir les nuits glaciales...

Et bien sûr une super épopée partagée avec Seb. Je suis bien contente qu'on soit 2 sur ce tracé très roulant et avec pas mal de longueurs, et surtout à cette époque de l'année... Je souffre un peu du sommeil la première nuit, mais heureusement pas de souci la 2e (et Seb c'est l'inverse!) ... Et sinon tout roule! 1 arrêt boulangerie, 1 arrêt de 3h chez un copain (absent) en fin de 1ère nuit, et 1 arrêt supérette en fin de 2e journée... 

Ouf, ça fait bien finir l'hiver (et le covid) cette histoire...

Résultats :

280 kms et presque 9000m de D+

en 46h 37min

Partager cet article
Repost0

odq92qae

Recherche